François Hollande prône « l'unité nationale »… et des économies
Pour le président, l’État doit relever un défi : « Garantir la permanence des valeurs dans une société en pleine évolution », et, au premier rang de ces valeurs, « l’unité nationale ». Pour préserver celle-ci, il faut veiller « à l’égalité des territoires » qui passe, a rappelé le président, par « une répartition différente des moyens selon les territoires ».
Garantes de l’égalité des territoires également, selon le président, « la prise en compte des territoires ruraux » et la lutte « contre la fracture numérique », deux aspects « essentiels » de la politique de l’actuel gouvernement.
François Hollande a voulu rappeler le rôle que joue la laïcité dans l’unité de la République. Il a mentionné l’avis du Conseil d’État rendu en décembre, rappelant que le devoir de neutralité religieuse ne s’appliquait pas seulement dans la fonction publique, mais aussi « dans les entreprises privées chargées d’exécuter un service public ».
Ces vœux ont aussi été l’occasion – forcément – de rappeler la nécessité de « faire des économies partout où cela sera possible » – l’objectif étant de « dégager 50 milliards d’économies d’ici 2017 », sans préciser la part que chacun (État, agences, opérateurs et collectivités) devra supporter dans cette somme.
François Hollande a enfin confirmé son attachement à la décentralisation, regrettant que « trop de décisions remontent encore à Paris ». Il faut, a conclu le président, « donner un pouvoir d’adaptation locale aux régions, aux départements et aux communes, dans leurs champs de compétence exclusifs ».
C’est à ces conditions que l’État pourra « changer », pour remplir ce qui est pour le président sa mission essentielle : « Être utile au pays, servir le progrès ».

